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La Table de Cocagne – L’entretien avec Jérôme Houyez, architecte du projet


Architecture / Tuesday, November 28th, 2017

L’association, installée sur la Haute Borne depuis mars 2010 aide des personnes en difficulté à retrouver un emploi par l’apprentissage du maraîchage biologique sur le site du jardin, pendant 6 à 12 mois, et à reconstruire un projet personnel et professionnel grâce à l’accompagnement de l’association et via des aides diverses (aides alimentaires, au logement, ou encore, aide à la mobilité et formations contre l’illettrisme.)

Les légumes bios produits par l’association sont vendus au public. 180 paniers de légumes bios sont ainsi écoulés par semaine.

Comment vous êtes vous retrouvé impliqué sur ce projet ?

Un jour, Jean-Louis Poillion, directeur du Jardin de Cocagne, m’a appelé et m’a dit “J’ai besoin d’un archi mais mon projet ne va pas vous intéresser”. On ne se connaissait pas ; et ça n’arrive pas souvent ce genre de positionnement. Ça m’a tout de suite interpellé, et je lui ai répondu qu’il fallait qu’on se rencontre.

On a pris rendez-vous et il m’a fait visiter le jardin de Cocagne et m’a présenté son association. Il m’a dit avoir besoin d’un hangar pour la préparation et la distribution des paniers, mais n’avait pas d’argent. J’ai donc dessiné un hangar de 20 mètres sur 20, et ai déposé la demande de permis de construire à titre gracieux.

Mon parcours fait que j’étais déjà sensibilisé à l’économie sociale et solidaire. Dans les années 94-95, j’ai travaillé, en tant qu’architecte et encadrant, pour la scierie Palettes du Littoral, une société coopérative de production, dirigée par François Marty, qui fait aussi de l’insertion sociale. Il m’avait demandé à l’époque de réaliser 10 maisons pour accueillir ses employés les plus fragilisés. Je me suis retrouvé à encadrer un chantier-école. Cela reste mon expérience professionnelle la plus forte. Le dirigeant, s’est laissé convaincre qu’il pouvait tout aussi bien faire des maisons durables que des palettes. De là est née la Foncière Chênelet, qui, aujourd’hui encore, construit des logements sociaux écologiques.

Le hangar du Jardin de Cocagne a été réalisé en trouvant des aides et des coups de main. Norpac a par exemple participé activement au projet.

Comment est-on passé du hangar au restaurant ?

Jean-Louis Poillion, directeur du Jardin de Cocagne, m’a recontacté quand il a eu son projet de restaurant solidaire pour savoir si je voulais continuer l’aventure avec eux. J’ai accepté, tout en sachant que les financements n’étaient pas encore en place, et que le projet prendrait sûrement plusieurs années.

On a travaillé ensemble à la définition des besoins et à la conception du restaurant. Un comité de pilotage, rassemblant des professionnels bénévoles a été créé pour suivre et épauler le projet.

Trois ans plus tard, nous avons déposé la demande de permis de construire pour la Table de Cocagne.
Le site du futur restaurant est sur le parc scientifique de la Haute Borne, sur la commune de Sainghin en Mélantois. Le PC, délivré par cette commune, est passé sans souci. La validation du projet architectural par la SEM Haute Borne n’a aussi posé aucun problème. La SEM a toujours été partante pour ce projet, le terrain ayant même été réservé depuis longtemps pour cet usage.

Pour plus d’infos

Architecte : Jérôme Houyez